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Quantum of Solace, réalisé par Marc Forster

Catégorie: Critiques

Quantum of Solace, suite directe de Casino Royale qui a imposé un James Bond plus sombre et violent en la personne du musculeux Daniel Craig, rompt véritablement avec la tradition puisque l’histoire qu’il relate est intimement liée à la précédente, et abandonne la touche d’humour et de romance, qui pimentaient d’ordinaire les aventures de l’espion le plus célèbre du cinéma.
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Réalisé cette fois-ci par Marc Forster, cinéaste éclectique s’il en est, capable du meilleur comme le formidable A l’ombre de la Haine, mais surtout du pire, voir le pathétique Stay, ce 22ème opus de la saga, présente un 007 abruti de douleur, implacable tueur, décidé à venger la mort de sa bien-aimée Vesper Lynd et obtenir son quantum of solace : sa « larme » de réconfort. Ainsi Bond fonce en ligne droite, plus bourrin que jamais, guidé uniquement par la perspective d’une vendetta que le scénario quasi-inexistant et inintéressant de Paul Haggis peine à rendre palpable.
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Malheureusement, le pire ne situe pas à cette photocopie dépressive de Casino Royale, mais davantage au niveau de la mise en scène aussi personnelle que brouillonne d’un Marc Forster, qui hélas, n’est pas Martin Campbell et encore moins Paul Greengrass. Son détestable montage à la mitraillette, rendant en effet toutes les séquences d’actions d’envergure du film presque illisibles.
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Heureusement, il reste un Daniel Craig toujours animale dans son interprétation, qui relègue inexorablement les Brosman, George Lazenby et autres Dalton au rang de vieux agents défraîchis. Son charisme écrasant du reste, une Olga Kurylenko à la plastique certes irréprochable, mais peu crédible dans son personnage de vengeresse et un Mathieu Amalric un peu falot, pour un méchant de la saga.
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Au final et même si Quantum of Solace séduit par l’exotisme dépaysant de ces lieux de tournage, ce nouvel épisode marque un sacré bond en arrière par rapport à un Casino Royale, qui déjà cherchait à donner un nouveau souffle à l’espion britannique, crée en 1953 par Ian Fleming. Ainsi, seuls les spectateurs qui n’ont d’yeux que pour les scènes d’actions à la Bourne’s style, seront satisfait du résultat de ce blockbuster bâti pour capitaliser sur le succès (financier) du précédent volet.
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Décevant à plus d’un titre !

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Titre original : Quantum of Solace
Pays : États-Unis
Durée : 1h47
Réalisation : Marc Forster
Scénario : Paul Haggis, Neal Purvis, Robert Wade, d’après l’œuvre de Ian Fleming
Distribution : Daniel Craig, Olga Kurylenko, Mathieu Amalric, Judi Dench, Jeffrey Wright
Sortie officielle : 31 Octobre 2008

10 commentaires

10 Commentaires

  1. Lunack | 2 novembre 2008, à 21:01

    Décidément, ce nouvel opus de 007 a peu convaincu !

  2. Luiza | 8 novembre 2008, à 8:51

    Nul, nul, nul !!!
    J’ai été le voir hier, vraiment nul, je me suis endormie.

  3. laurent de la réunion | 8 novembre 2008, à 12:02

    Je l’ai vu hier en avant-première ici, et moi aussi, je suis déçu du rôle de 007. Trop tueur, trop vengeur, sauvage … mais Craig reste bon quand même, de belles scènes mais bon pour autre film de 007. Superbe plastique féminine mais voila aucune séduction de James comme avant …
    Ma note 4/10

  4. Le Baron N. | 8 novembre 2008, à 13:31

    Bond est comme tout héros moderne devenu un psychopathe. Il a conscience du monde qui l’entoure, et avec le décès de Vesper, en plus de ses illusions, il a perdu la part de « consolation » – Quantum of Solace – qui lui faisait encore croire en l’humanité.

    Craig est élégant comme l’étaient les Bond précédents, mais est devenu redoutable. Son déchainement à retrouver l’assassin de Vesper, et celui qui a attenté à M., le rend implacable. Les personnages qui l’entourent sont parfaitement interprétés. Amalric, est excellent, et sa sobriété le crédibilise car oui « Quantum » est puissant et .. polycéphale.. Cette pieuvre ne saurait donc mourir avec l’élimination du « méchant français ». Moore, et Brosnan avaient fait de Bond un agent léger, et parodique. Craig est le plus apre de tous, le plus profond..

    L’intrigue de ces opus, quant à elle, liée aux spéculations diverses – ventes à découvert dans Casino Royale et corruption pour le controle de l’eau dans Q of S – est crédible, et l’on perçoit que les scénaristes ont été efficacement briefés.

    L’attachement filial à M-Judi Dench, l’émotion de Olga Kurylenko – redevenue cette petite fille seule cernée par les flammes -, la main tendue d’un ami.. , l’apaisement de la vengeance accomplie, .. autant d’évènements, de situations, qui tendent à ramener 007 à la surface,.. « De retour parmi nous Bond ? » .. « Mais je ne vous ai jamais quitté » répond-il à M..

    Les « spectres » de Quantum, restent à dénicher, certes.. Mais l’on a le sentiment que nous tenons là celui qui leur fera rendre gorge… un martini-vesper et une Aston à portée de main.. (Le Baron N.)

  5. FB | 10 novembre 2008, à 15:47

    Voila, je l’ai vu hier, au départ, je l’ai trouvé interéssant, malheureusement, si il atteint un niveau agréable pour un film d’action, il est fort décevant pour un James Bond…

    Dans tout bon James Bond qui se respecte, il y a deux passages cruciaux, le fameux : - »Bond, James Bond » et la scène du tireur qui vise james Bond et se fait descendre par ce dernier, qui sert à lancer le générique du début, alors que dans ce film il apparait avant celui de la fin et ne sert strictement à rien, cette scène ne fait absolument pas partie du film.

    Les images d’actions sont tellement saccadées que nous n’arrivons pas à suivre le moindre geste, même dans une simple confrontation avec un autre homme qui cherche à le poignarder… On ne comprend rien…

    L’Aston Martin, fait une brève apparition au début du film (propre) mais finie après une petite dizaines de minutes, littéralement éclatée (porte gauche disparue^^)

    Bien que Daniel Craig soit un excellent James Bond, le film ne le met pas en valeur comparé au précédent opus qui m’avait surpris en bien et qui pour moi d’ailleur est un des plus intéressant de tous.

    « James Bond, l’espion éternel »… après ce film, on peut tristement se poser la question…

  6. Nemo | 11 novembre 2008, à 11:13

    Bonjour,

    J’ai vu ce James Bond hier par curiosité. Inconditionnel de Sean Connery il m’est difficile de concevoir Bond sans Sean.

    Bref à chaque acteur son époque (et son cachet) et j’affirme aussi que cet opus aurait pu au mieux être un moyen métrage. Montage des scènes d’action totalement indigeste (quand des images vont plus vite que la fameuse règle de la persistance rétinienne on chope la migraine ).

    Avec quelques erreurs flagrantes des codes du langage filmique on obtient une espèce de sous-clip mtv qui ne vous donne qu’une envie : crier à l’escroquerie.

    A+

  7. Sylvie | 11 novembre 2008, à 11:30

    J’ai vu le film hier et moi aussi j’ai été déçue. Si Daniel Craig est toujours un très bon acteur dans le rôle de James Bond, on ne reconnait pas du tout le personnage plein d’humour et de charme dans cette suite de scènes d’action filmées de façon agressive. Les deux « James Bond girls » du film sont pratiquement inexistantes, les accessoires absents.

    Bref, ce n’est pas un James Bond mais un film d’action comme tant d’autre. En espérant que le prochain sera meilleur….

  8. steeve_62 | 11 novembre 2008, à 20:14

    Pour la première dans l’histoire de Bond, ils décident de faire une suite du précédent film, pour moi le résultat : très impressionnant.

    Dans Casino Royal, Bond est près à quitter le MI6 pour vivre avec une femme, c’est la première, il connait les conséquences et le fait … pour dire à quel point cette femme compte pour lui. Malheureusement cette femme meurt, il était donc hors de question d’afficher un bond avec de l’humour, (j’aime bien l’expression « le parodique Pierce Br. », c’est vraiment vrai). Moi ma femme meurt je tue tout le monde sans rire.

    Ils ont montrer un Bond plus sombre, sa mission spirituelle est beaucoup plus importante que dans la série des James bond, venger la femme qu’il aime (pas celle avec qui il a couché, non celle qu’il aime !!). Le personnage : il a changé, il est plus sombre (moins musclé), ce changement le réalisateur a réussi mieux que quiconque a le montré.

    Les scènes d’action : elles se devaient d’être plus dures en rapport avec le personnage, çà a été réussi, par contre je n’ai eu aucun mal de crâne, les scènes étaient rapides, j’ai trouvé çà plutôt agréable comme changement, je suis donc étonné de vos réactions. Toutes les scènes m’ont étonné : M se fait tiré dessus, Bond tue de suite un homme qu’il devait interrogé (comme tout les autres mecs d’ailleurs, la scène à l’opéra en pleine est mythique, j’ai vraiment pris du plaisir, la scène de fin avec le feu, m’a touché, on voit bond girl, dans ses pires cauchemars redevenus réalités.

    Juste une chose à redire : quand le film fini c’est trop court, j’avais envi de pleurer, j’était déçu, c’est comme si Casino Royale terminé quand le chiffre est mort ! mais bon n’oublions pas le reste du film quand même !

    Finalement le pari était de faire un bond qui du précédent comme Casino Royale changeait du précédent, le pari est gagné, et je suis profondément choqué que des gens demandaient plus d’humours ou plus de james bond girls ou plus de voiture, alors que le but était de changer de genre et surprendre les gens.

    Enfin Bond présente des faiblesses psychologiques, c’est pas trop tôt !

    Sinon heureusement qu’ils ont réussi à éviter plein de gadgets débiles ! pour moi les gadgets de l’époque de pierce étaient présents pour masquer un scénario débile !! malheureusement …

    Je suis content, mais cela ne tient qu’ à moi !!!
    Chacun son truc je suis pour le changement !!!

    aller a+ tout le monde !
    steeve_62

  9. tdk972 | 24 novembre 2008, à 16:59

    La scène du canon à la fin de Quantum of Solace sert à montrer qu’après avoir eu les réponses concernant la trahison de Vesper, Bond peut enfin devenir cet agent secret que l’on connaît, et ça je trouve fort de détourner une scène que l’on connaît par cœur (qui ouvre chaque opus) pour en faire la fin d’un épisode et l’ouverture d’une nouvelle histoire. Très très fort.

  10. Leandro Bischoff | 17 mai 2010, à 1:49

    Bonjour, j’ai trouvé votre site très intéressant (via Google) et je tenais à vous le dire.

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